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Les proverbes et les amis de longue date

Au fond, j’aime beaucoup les proverbes. Souvent ils résument en quelques mots une sagesse qui est le fruit de longues et nombreuses expériences et cela sous différentes formes selon la région d’origine du proverbe. Toutefois, il convient parfois de ne pas les suivre de manière aveugle. Ainsi le proverbe « loin des yeux, loin du cœur » est bien souvent vrai – mais pas toujours.

Dans ma vie il m’a été donné de beaucoup voyager et d’habiter dans de nombreux pays. Mes études et mon travail auprès d’une organisation internationale m’ont permis de créer des liens d’amitié avec des personnes ayant des origines bien différentes. Ces personnes sont en général retournées dans leurs pays d’origine et, de mon côté, j’ai continué à déménager pour finalement venir habiter en France.

Je ne revois ces amis que très rarement en raison des distances impliquées mais j’ai récemment pu rencontrer plusieurs de ces « vieux amis » chez moi et également chez eux. A chaque fois, nous avons repris nos discussions avec la même entente amicale comme ci l’on s’était quittés il y a quelques jours et non quelques décennies.

L’amitié ne se perd pas, elle est ancrée en nous et y reste – même si l’on est loin des yeux.

C’est ainsi que je reviens d’un voyage en Grèce où j’ai pu revoir des amis après une quinzaine d’années. Ils nous ont invités pour fêter la Pâques orthodoxe en famille avec eux et ce fut un moment de pure émerveillement. Nous avons pu redécouvrir les magnifique sites historiques et surtout les paysages. En tant qu’artiste-peintre amateur, j’ai fait un petit dessin d’une vue sur le Golfe de Corinthe à Nafpactos que j’ai plaisir de partager avec vous et qui égayera, j’espère, votre journée.

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A 50 cm près !

Deux jours avant Noël, je suis allé chercher ma fille aînée en voiture à la gare de Sarrebourg en Lorraine. J’étais accompagné de mon fils qui me tenait compagnie. Tout s’est bien passé pour la chercher et nous avons entrepris le voyage de retour d’environ trente kilomètres pour atteindre la maison de ma belle-mère, située dans le minuscule village de Moncourt.

Il faisait nuit, la route était mouillée et j’ai adapté ma vitesse de conduite à environ 70 km/h , maximum 80 km/h sur les longues lignes droites. Nous étions justement sur une de ces lignes droites, peu avant le village d’Azoudange et nous nous approchâmes d’une intersection – située à l’extérieur du village – avec une route secondaire, non prioritaire.

Au niveau de cette intersection il y avait une voiture à l’arrêt. Seuls les phares étaient visibles dans l’obscurité. Notre itinéraire nous faisait continuer tout droit, sur la route principale, afin d’entrer dans le village.

C’est alors que la voiture en face s’avançait pour tourner vers sa gauche et croisait le chemin de notre voiture! C’était incompréhensible, absurde, mais la voiture d’en face occupait environ le tiers de mon côté de la route!

A cet instant j’ai eu comme un flash, un film qui dans lequel je me voyais freiner et ne pas pouvoir éviter la collision avec cette autre voiture. J’ai vu la tôle qui se pliait et j’avais l’image de ma voiture qui se dressait en l’air et ensuite… le noir complet. Je ne sais pas combien de temps cela a pris mais cela a dû être instantané.

Quoi qu’il en soit, je n’ai pas freiné et j’ai tiré le volant à droite pour éviter l’autre voiture – qui heureusement avait cessé d’avancer. J’ai réussi à l’éviter de très peu et j’ai donné aussitôt un autre coup de volant à gauche pour redresser ma voiture.

A 50 cm près, l’histoire aurait été bien différente!

Les petites actions

Voici une histoire que j’aime beaucoup dont je ne connais pas l’auteur.

 

Le petit garçon et les étoiles de mer

Pendant mes dernières vacances, au bord de la mer, un matin en arrivant sur la plage, j’ai découvert des milliers d’étoiles de mer qui s’étaient échouées dans la nuit. J’étais complètement estomaqué par ce spectacle quand je vois un petit garçon au bord de la mer qui prend une étoile de mer entre ses deux doigts et la rejette à la mer. Pendant que je m’approche, il continue sa tâche en essayant de lancer les étoiles de mer le plus loin possible dans la mer. Arrivé près de lui, je le félicite pour ce qu’il a entrepris mais je lui fais remarquer que c’est une tâche impossible :
– Même si tu continues tout le temps à les rejeter, une par une, à la mer, compte tenu des milliers et des milliers d’étoiles de mer qui se sont échouées, à la fin de la journée, on ne verra pas beaucoup la différence sur la plage.
A ce moment là, le jeune garçon, qui venait de prendre délicatement une étoile de mer s’est redressé, il m’a regardé droit dans les yeux et avec un grand sourire, il m’a dit :
– D’accord, peut-être que ça ne changera pas beaucoup de choses sur la plage, mais, pour cette étoile de mer-là, ça fait une sacrée différence.

L’intuition en famille

Faites confiance à vos intuitions!

Notre fils était en troisième au collège, au tout début du deuxième trimestre, et en face de lui se trouvait le vice-directeur qui, sans en avoir préalablement parlé avec lui et sans avoir consulté un orientateur, lui annonçait sèchement qu’il n’avait pas du tout « le niveau » pour aller au lycée, qu’il ne pouvait pas non plus faire un bac pro et que ce qui lui conviendrait serait un apprentissage pour devenir chauffeur de poids lourds. La manière était des plus autoritaires et arrogantes !

Nous étions présents mais vraiment pris de court par cette annonce. Nous avons néanmoins pu indiquer que nous ne partagions pas cet avis et que le fait de faire un apprentissage de chauffeur de poids lourds ne nous dérangerait pas dans l’absolu et pouvait convenir à bien des personnes. Nous avons toutefois rajouté qu’à notre avis cette orientation ne correspondait pas du tout au désir de notre fils et que nous pensions qu’il avait les facultés intellectuelles pour faire des études plus avancées et qu’il serait dommage de ne pas lui accorder cette chance.

Il a ensuite fallu le « ramasser à la petite cuillère », le soutenir et le motiver pour qu’il reprenne pied et confiance. Il fallait aussi s’opposer formellement au choix d’orientation maintenu par son collège en dépit de nos arguments.

Notre fils a ensuite réussi son brevet d’études et le collège a dû lui permettre de poursuivre ses études dans la voie de son choix, soit au lycée technologique. Au bout de trois ans supplémentaires il vient de quitter ce lycée avec son bac en poche et il a été admis pour faire un BTS à Montpellier à partir de septembre! C’était notre très bonne nouvelle de l’été.

Aujourd’hui il est très content et nous sommes très heureux pour lui et heureux d’avoir suivi notre intuition.

En effet, ce n’est pas la première fois que nous n’avons pas suivi l’opinion de personnes censées être des experts (médecins, psychologues, professeurs, etc.) quand leur avis ne correspondait pas à notre ressenti. Parfois nous avons sollicité un deuxième avis mais en général nous avons fait confiance à notre intuition et avons à chaque fois été contents de ne pas écouter les avis « d’experts » quand ces avis ne nous semblaient pas justes.

Alors, confiance, suivez vos intuitions !

La vie réserve des surprises

En 1993 une fille est née dans le Sud de l’Inde. Elle a été victime de la polio. Elle a été prise en charge dans l’orphelinat de Mère Theresa à Calcutta. A l’âge de 5 ans elle a été adoptée en Suisse. Elle a appris à marcher avec une orthèse et des béquilles. Après un déménagement en France, elle a accompli une formation en bijouterie et joaillerie et a ensuite commencé à travailler. Elle s’est beaucoup engagée dans ce travail qui lui plaît et a également appris l’anglais. L’entreprise dans laquelle elle travaille a été reprise et la nouvelle direction lui a fait confiance et lui a confié des responsabilités. Elle vient de rentrer d’une mission en Asie du Sud Est où elle a été chargée d’acheter des pierres précieuses – et il est prévu qu’elle se rende prochainement en Inde dans le même contexte.

C’est l’histoire de notre fille – qui prouve que tout est possible dans la vie.

Cela me rappelle également le petit texte suivant (dont je ne connais la source):

Le petit garçon et les étoiles de mer

Pendant mes dernières vacances, au bord de la mer, un matin en arrivant sur la plage, j’ai découvert des milliers d’étoiles de mer qui s’étaient échouées dans la nuit. J’étais complètement estomaqué par ce spectacle quand je vois un petit garçon au bord de la mer qui prend une étoile de mer entre ses deux doigts et la rejette à la mer. Pendant que je m’approche, il continue sa tâche en essayant de lancer les étoiles de mer le plus loin possible dans la mer. Arrivé près de lui, je le félicite pour ce qu’il a entrepris mais je lui fais remarquer que c’est une tâche impossible :
– Même si tu continues tout le temps à les rejeter, une par une, à la mer, compte tenu des milliers et des milliers d’étoiles de mer qui se sont échouées, à la fin de la journée, on ne verra pas beaucoup la différence sur la plage.

A ce moment là, le jeune garçon, qui venait de prendre délicatement une étoile de mer s’est redressé, il m’a regardé droit dans les yeux et avec un grand sourire, il m’a dit :
– D’accord, peut-être que ça ne changera pas beaucoup de choses sur la plage, mais, pour cette étoile de mer-là, ça fait une sacrée différence.